Bas-Lieu - « Les hurlements des chiens, c’est ça qui m’a interpellée »


04 août 2022 - 5044 vues

Dans la maison, ni eau ni maître

A Bas-Lieu, 15 chiens de type Yorkshire ont survécu à des conditions de vie immondes, livrés à eux-mêmes dans une maison de la rue Guersignies. A l’intérieur, des gamelles vides, de l’eau croupie comme seul breuvage et partout, du sous-sol à l’étage, un épais tapis d’excréments laissant apparaître 2 cadavres de chiens à la cave.

C’est ce qu’ont découvert hier matin les Gendarmes de la Compagnie d’Avesnes-sur-Helpe, le Maire de la commune, deux Employés de la SPA d’Hirson et le Propriétaire du logement en location. Hier, le Propriétaire des animaux était absent. Depuis combien de temps étaient-ils abandonnés en captivité ? Combien de chiens ont péri et combien survivront ?

La SPA d’Hirson Refuge du Vivier a pris en charge les chiens survivants mais elle manque de place en cette période d’été où les abandons d’animaux sont légions. Alors, elle a lancé dès hier, un appel à la solidarité : « nous demandons de l’aide auprès d’autres refuges ou associations si une place ou plusieurs serai(en)t disponible(s) afin de pouvoir prendre en charge quelques petits yorks ».

 

Des petits chiens « sortis de l’enfer » mais grâce à qui ?

A Jacqueline Boulanger, sa fille et sa belle-sœur, Isabelle, venue de la région parisienne passer quelques jours de vacances dans sa famille à Avesnes-sur-Helpe. Leur promenade samedi dernier, les amène jusqu’à cette adresse. La montreuilloise est d’abord interpellée par les hurlements des chiens. Avec sa famille, elle frappe à la porte, personne n’ouvre. Elles prennent l’initiative de relever un peu la porte de garage qu’elles calent avec un morceau de bois, pour apporter de la lumière aux animaux enfermés. Elles avertissent les Gendarmes de la Compagnie d’Avesnes-sur-Helpe, alertent les voisins, l’un d’eux d’ailleurs, préférant de pas attendre, ira libérer les chiens apeurés par une porte arrière.

Isabelle témoigne :


Chiens abandonnés garage bas lieu.JPG (30 KB)

Isabelle est repartie en région parisienne hier après-midi avec « le sentiment d’avoir fait une bonne action j’en suis contente, contente aussi que beaucoup de personnes m’ont soutenue, m’ont aiguillée » pour prévenir.

Sa nièce souhaite désormais adopter l’un des chiens sauvés. Selon les préconisations de la SPA d’Hirson, elle patientera une quinzaine de jours avant d’engager toute démarche, le temps pour la SPA de vérifier leur état sanitaire, de les soigner, le temps pour eux, de reprendre du poil de la bête.

 

Delphine Hernu

Photo 1 - SPA Hirson Refuge du Vivier

Photo 2 extraite de la vidéo d'Isabelle