Fourmies : les commémorations de la Fusillade du 1er mai 1891 reléguées par les difficultés que rencontre l’hôpital public

04 mai 2021 à 12h11

Plus de 150 personnes ont défilés le matin, à l’appel de l’intersyndical, entre la place du 1er mai et le cimetière pour dire « non au démantèlement de l’hôpital de Fourmies », pour réclamer l’annulation des dettes et pour obtenir plus de moyens afin de pouvoir recruter de nouveaux spécialistes capables de redonner confiance aux usagers, tout en proposant une offre complémentaire à celle des cliniques privées. On pouvait notamment sur une banderole « 1891 Fourmies saignait. 2021 ils veulent saigner Fourmies. ARS changez votre fusil d’épaule pour une chirurgie publique ».

David Hurblain, le secrétaire de l’union locale de la CGT de Fourmies (l’un des représentants des usagers au conseil de surveillance de l’hôpital), a rappelé qu’il était fermement opposé à la privatisation de la chirurgie fourmisienne et au projet soutenu par l'ARS. La CGT n’est pas contre une collaboration avec la clinique Pienne, mais « à condition que cette coopération ne se fasse pas au détriment de l’hôpital public et sur le dos de la santé des habitants du sud-Avesnois », a notamment rappelé David Hurblain. Ce dernier a également dénoncé la fermeture d’une vingtaine de lits en médecine en pleine période de pandémie ».

Par Paul Schuler

>>> Ecoutez la réaction de David Hurblain, le secrétaire de l’union locale de la CGT de Fourmies :